[Expo] « Femmes de verre, femmes de verrerie »


Thématique de l’exposition

L’exposition « Femmes de verre, femmes de verrerie » prend place à la galerie|Atelier du Cerfav du 30 octobre au 30 juin 2021. D’abord dévoilée au Musée du verre de Charleroi (Belgique), elle met en lumière et questionne la place qu’occupe la femme dans le monde du verre. On peut y retrouver une trentaine d’exposantes, toutes issues de la formation créateurs verriers proposée par le Cerfav, offrant un large panorama des promotions de créateurs verriers, depuis l’ouverture du Centre de formation de 1991 à aujourd’hui.

Ae Young Jeong, Esclave de la beauté
Diaporama des oeuvres de l’exposition « femmes de verre, femmes de verrerie »



En lien avec l’exposition, voici des extraits de l’intervention de Denis Garcia, directeur du Cerfav, lors d’un colloque organisé sur le thème de la place de la femme dans le monde du verre.


A travers un récit chronologique, on comprend les changements et rapports au genre qui ont pu s’opérer, d’abord à la manufacture de Vannes-le-Châtel, puis plus tard au centre européen de formation aux arts verriers, le Cerfav :

« La féminisation par le Cerfav dans les métiers du verre

1765 :
La ruralité de la manufacture de Vannes Le Châtel est partagée avec la plupart des verreries devenues plus tard cristalleries. Elles sont souvent implantées au coeur de vastes massifs forestiers tels qu’à Saint-Louis-lès-Bitche, Wingen-sur-Moder, Baccarat, Hartzviller, Vallerysthal ou encore Portieux.

Dans ce type d’industrie, l’organisation du travail a toujours été genrée et les rôles sociaux de l’homme et de la femme ont été très différenciés et déterminées, en tout cas en dehors des périodes de guerres mondiales.

La verrerie de Vannes le Châtel créée en 1765

Les femmes aux tâches de décoration, aux finitions et au contrôle « qualité », les hommes aux travaux physiques du soufflage à la canne à la halle à chaud. Les zones de travail sont bien délimitées et les verriers, de toute leur vie professionnelle, n’entrevoyaient jamais ou rarement en tous cas, le secteur de travail voisin.

Les chocs pétroliers successifs de 1973 et 1979 mettent à mal ce modèle pourtant pluriséculaire. Les effectifs se réduisent singulièrement. On parle dans les années qui suivent de flexibilité du travail.

A Vannes-le-Châtel en particulier, le choix du partage du travail apparaît dès 1986 par la réduction collective du temps de travail imposée par la crise économique qui touche l’entreprise. Le choix de licenciements partagés est également formulé afin de limiter les cas où le couple est licencié et tenter de cette manière de limiter les drames sociaux et familiaux. Les ouvriers qui imaginaient faire carrière dans la verrerie se sentent trahis et perdent confiance. Souhaiter le mieux à leurs enfants selon eux, c’est choisir une toute autre voie que la cristallerie locale.

Est-ce la raison pour laquelle le Cerfav, dès son ouverture, aura grand peine à recruter des candidats du secteur et accueillera dès la première promotion, un public féminin?  Ce contexte socio-économique n’est pas propre à la fillière « verre » mais la création du Centre va répondre à une attente et ne pas manquer, autour de Vannes-le-Châtel et dans la région, d’étonner.

1991
:
La création du Cerfav nait de cette intuition que l’organisation du travail de la manufacture et le type d’objets fabriqués sont à bout de course. Quelle gageure de lancer des formations aux arts et techniques du verre alors qu’on licencie les verriers à l’autre bout du village ! Mais on est convaincu que le renouveau est possible par des propositions de fabrication innovantes de professionnels d’un nouveau type.

Ces professionnels concevraient leurs projets et seraient capables de les fabriquer eux-même, en toute autonomie dans des ateliers indépendants. On décrivait des articles dits « de fantaisie », par opposition à la verrerie-cristallerie classique de l’art de la table des grandes marques telles que Daum, Baccarat, Lalique et autres.

La construction du futur Cerfav est décidée à la place de la « maison Morlot », ancienne ferme et boucherie, implantée exactement à la sortie du village opposée  de la manufacture Daum et en septembre 1991, Les premiers élèves arrivent.  Ils sont stagiaires de la formation professionnelle.

Construction du Cerfav livré en 1991


La formation continue du Cerfav s’organise de manière pragmatique, en mobilisant quelques verriers locaux, anciens de la manufacture et avec le concours de plus en plus fréquent d’artisans français. Ceux-ci correspondent à une nouvelle génération attirée par le matériau et la création artistique.

Début du Cerfav : 4 hommes, une femme. Les « costauds » à la manoeuvre. De droite à gauche : Pascal Guernic, Jean Michel Chion, ? , Franck Ehrler et Isabelle Poilprez, stagiaires

Même si cela étonne un peu au départ,  parmi les stagiaires, plusieurs filles s’inscrivent et c’est accueilli plutôt favorablement par les fondateurs du Cerfav. Elles sont titulaires de diplômes artistiques et recherchent les propriétés de transparence, de couleur, de lumière qu’offre le verre pour concrétiser leurs projets.  Elles trouvent au Cerfav la pratique et le contact avec le matériau qui manquaient à leur formation en école d’art.

Portrait d’Isabelle Poilprez : « …pendant la guerre, les femmes avaient pris une place… » fait-elle remarquer.

En 28 promotions depuis 1991, le Cerfav accueille un public très largement féminin. En comparaison avec le recrutement opéré par le Cerfav, on voit que le CIRVA à Marseille,  émanation du Ministère de la culture et dirigé par des femmes, accueille 217 artistes entre 1985 et 2019.  Parmi eux, 50 femmes, soit seulement 23 % des artistes en résidence.

Répartition Hommes/Femmes pour chaque promotion Créateur Verrier du Cerfav

Les chiffres diffèrent pour l’apprentissage, second dispositif de formation qu’anime le Cerfav.

Dans ce cas, ce sont les entreprises qui recrutent. Les jeunes qu’elles adressent sont majoritairement des garçons : durant ces années, près de 800 apprentis ont été reçus et parmi eux, 297 femmes seulement, soit 37,45 %. Par une évolution lente mais certaine, les entreprises rééqulibrent le recrutement et admettent peu à peu la mixité dans leurs effectifs.

Pour animer ses formations, le Cerfav s’appuie sur les verriers, hommes comme femmes, pioniers dans l’artisanat verrier en France pour transmettre les gestes et savoir-faire. Elles apportent leurs regards, leurs sensibilités et leur expériences aux côtés de tous types de professionnels reconnus tels Allain Guillot, Olivier Juteau, Philipe Merloz et bien d’autres…

Martine Durand-Gasselin en 1995.
Partie se former en scandinavie en 1984-85, elle explique « …Le Cerfav n’existait pas… Il n’y avait que le lycée de Moulins-Yzeures qui formait les verriers pour l’industrie… »
Véronique Monod, fille d’Eloi Monod, fondateur de la verrerie de Biot. Elle est l’une des premières femmes à souffler le verre en France. Elle s’implique très tôt dans la formation au Cerfav.
Isabelle Poilprez, enseignante

Quelques années plus tard, l’expérience, la reconnaissance des pairs ayant fait son oeuvre, retour dans l’atelier des premières années : ci-dessus, Isabelle Poilprez, Promotion 2, enseigne dans l’atelier à chaud du Cerfav.


En France, du 18 décembre 1991 au 01 mars 1992,  l’exposition internationale du verre contemporain à Rouen, réunit pas moins de 140 artistes verriers de différents continents. Les verriers de cette époque font souvent réponse à cet événément. Le catalogue de l’exposition révèle que parmi eux, 41 français et, parmi eux, 8 femmes, soit 19,5 % des artistes verriers français.

De nos jours :
Opérant un retour sur ces 30 années de Cerfav, nous constatons à travers la large présence des femmes comme l’exploitation du verre a été revisitée au bénéfice d’expressions artistiques renouvelées.  Le soufflage du verre reste cette techniques fascinante qui se développe dans l’énergie de l’atelier et en équipe ; les femmes s’y emploient également mais alors les références du verrier « performeur » évoluent. Place à d’autres techniques qu’offre le Cerfav dans ses cursus, place à l’expérimentation, aux couleurs, aux apports de matières, place à la taille revisitée. La fragilité du verre apparait dans les réalisations associée à autant de poésie. 

Promotion 20 ou XX, cela ne s’invente pas. Cette année-là, que des femmes.

Olivier Weber, plasticien et guidant artistique est membre du jury d’admission depuis très longtemps . Il a coutume de demander aux candidats « qu’avez-vous à dire au monde ?.. et à quoi le verre peut vous servir pour cela ? » Le projet et la sincérité chevillées au corps font le reste.  N’ayant pas de préjugés de recrutement ce sont les plus déterminés qui entrent au Cerfav et parmi eux, majorité de jeunes femmes. Elles portent leur esthétique, elles ont leur préoccupation et exploitent le verre sans compte à rendre à la tradition verrière ou à la société.

 Le Cerfav, sans préjugé non plus, forme techniquement et accompagne artistiquement les professionnels naissants. Il agit comme un véritable catalyseur et les pièces réalisées en cours de formation s’avèrent souvent être le point de départ de multiples déclinaisons qui vont occcuper la vie professionnelle de bien des verriers. »

Crédit : Denis Garcia, Directeur du Cerfav

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La visite libre se fait gratuitement à la galerie|atelier du Cerfav.
Pour toutes informations pratiques : rendez-vous sur notre site

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Rencontre avec Jenny Trinks, artiste en résidence au Cerfav

Du 17 au 28 juin 2020, le Cerfav a accueilli l’artiste allemande Jenny Trinks pour une résidence qui va se poursuivre cet automne. L’occasion d’en savoir plus sur elle, son parcours, ses résidences passées et le projet qu’elle mène au Cerfav avec la technique du vitrigraphe.

Fanny Guenzi (Cerfav) Peintre de formation, tu as déjà une démarche artistique avec le matériau verre. Te définirais-tu comme artiste verrière ou artiste plasticienne ? 

Jenny Trinks : Je me définis plutôt comme artiste plasticienne, voire peintre. Le résultat de ce que je fais reste assez plat, dans le sens où l’oeuvre servira pour les murs, les sols, voire les plafonds.

Quel est ton parcours ? 

J’ai fait les Beaux-Arts à l’Université d’art et de design Burg Giebichenstein Halle, en Allemagne. Il y avait un atelier dédié au verre mais je n’ai malheureusement pas eu la chance d’y travailler.

J’ai découvert le matériau et la technique du fusing dans un atelier verrier bien équipé mis à ma disposition à la manufacture Schott. Lorsqu’ils me donnaient des plaques de verre, j’avais le droit de faire ce que je voulais. J’ai eu beaucoup de chance.

Jenny Trinks artiste en residence

Jenny Trinks artiste en residence Jenny Trinks artiste en residence Jenny Trinks artiste en residence

Ensuite, j’ai commencé à travailler avec d’autres matériaux, comme le papier.

Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste

Aujourd’hui, je suis vraiment focalisée sur le papier et le verre. J’aimerais également refaire de la peinture car le fait de mélanger les couleurs me manque.

Finalement, Schott était le lieu de ta première résidence sans en être une officiellement. Elle t’a permis de découvrir les techniques liées au verre plat. Tu y es restée longtemps ? 

La première fois que je suis allée chez Schott, c’était pour seulement deux semaines. J’ai eu l’occasion d’y retourner trois ou quatre fois. C’est un atelier qui n’existe malheureusement plus maintenant.

Par la suite, en 2014, j’ai candidaté pour faire une résidence d’artiste au Corning Museum of Glass, aux Etats-Unis et j’ai été acceptée. 

Quel projet as-tu développé lors de ta résidence au Corning ? 

J : J’ai eu l’opportunité de travailler sur un autre verre avec des couleurs très vives, contrairement à chez Schott où le verre était transparent. C’était une expérience très intéressante pour moi qui aime mélanger les couleurs : c’était comme de la peinture. J’y suis restée 1 mois, et j’ai découvert les démonstrations de soufflage notamment très américaines, très impressionnantes.

Jenny Trinks residence d'artiste

Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste  Jenny Trinks residence d'artiste

F : As-tu pu pratiquer d’autres techniques que le fusing? 

J’ai pu découvrir plein d’autres techniques verrières très intéressantes, notamment au Corning. On a souvent envie d’essayer, mais cela peut être dangereux. Je préfère me concentrer sur une seule technique afin de me perfectionner. 

Quelles sont les autres résidences que tu as faites?   

Après Corning, je suis allée au Glasmalerei Peters en Allemagne. C’était une expérience différente de ce que j’ai eu l’habitude de vivre auparavant, car je n’ai pas touché le verre. J’ai uniquement conçu l’oeuvre que les verriers ont réalisée pour moi. Il s’agissait d’un puzzle en verre réalisé avec la technique de la sérigraphie. 

Jenny Trinks residence d'artiste

Jenny Trinks residence d'artiste

Jenny Trinks residence d'artisteJenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste  Jenny Trinks residence d'artiste

Lors de ta résidence d’artiste au Cerfav, tu vas travailler la technique du vitrigraphe, plutôt méconnue en France. En quoi consiste-t-elle et comment l’as-tu découverte ? 

J’ai été nominée pour le Glass Prize, concours organisé par la Warm Glass UK. Le prix était un stage d’une semaine à Portland, au Bullseye Ressource Center,  pour découvrir la technique du vitrigraphe auprès d’un artiste américain qui l’utilisait lui pour faire des bols.

J’ai alors appris cette technique, qui consiste à remplir un pot avec des morceaux de verre et ensuite de tirer des baguettes. 

Jenny Trinks residence d'artiste au Cerfav

Jenny Trinks résidence d'artiste au Cerfav

Pourquoi cette technique est-elle intéressante dans ta démarche? 

Avec la chaleur, le verre n’est pas parfait. Il y a des coupures, des traces, parfois c’est cassé. Mais il faut vraiment être tout près pour le voir. En général, le verre représente la perfection, mais ce n’est pas ma finalité. Je recherche les nuances dans les couleurs que je choisis. Ce sont les couleurs qui me guident et la technique du vitrigraphe est très intéressante par rapport à cela. 

Tu as choisis ces nuances-là bien particulièrement ? 

Oui, je choisis les nuances. Ensuite je fais la composition à même le sol car les plaques sont assez grandes. Pour le moment, je ne travaille que sur la première ligne. 

Le résultat va faire 60cm de hauteur et entre 1m20 et 1m40 de largeur. 

Tu vas revenir en novembre ? Et il y a une autre phase en 2020 ? 

Normalement oui, j’ai prévu de revenir fin novembre. L’idée est de continuer sur mon projet et réaliser les fusions au Cerfav. 

Finalement, tu as le four, les plaques mais tu n’as pas le four de fusion, c’est ça ?  

Venir au Cerfav est finalement l’occasion de pouvoir utiliser mon four, que j’ai acheté après ma résidence aux Etats-Unis. En effet, après ma résidence aux Etats-Unis, je n’ai pas eu l’occasion de l’utiliser car j’étais beaucoup plus centrée sur le travail du papier.

Pourquoi avoir choisi le Cerfav comme lieu de résidence ? 

Après avoir exploré plusieurs grandes villes très loin de chez moi, j’ai voulu me poser et partir pas très loin de chez moi. Le Cerfav était alors l’occasion unique de pouvoir réaliser ma résidence en France. 

Dans un centre où il y a d’autres ateliers, même si on a vu que tu résistais à la tentation et que tu étais vraiment focalisée sur le verre plat, avoir l’appui technique des enseignants te rassure ? 

Si j’ai une question par rapport au four ou sur la fusion il y aura toujours quelqu’un pour me guider et m’épauler. Même sur la technique du vitrigraphe. J’ai appris cette technique d’une manière très précise, mais je suis sûre qu’il y en a d’autres que je ne connais pas. 

Jenny Trinks residence d'artiste Jenny Trinks residence d'artiste

Est-ce qu’il va y avoir un échange avec les élèves du Cerfav pendant ta résidence ? 

Je suis à côté de l’atelier vitrail, donc j’ai déjà eu l’occasion d’échanger avec eux. Je trouve ça fascinant d’échanger sur leur technique et de les regarder faire. Même si c’est quelque chose que je ne ferai pas professionnellement, je prends beaucoup de plaisir à regarder comment le verre peut être travaillé sous diverses formes. 

Je suis habituée à ma technique, c’est devenu quelque chose de tellement automatique ! La partie où je produis ma matière n’est pas la plus intéressante, mais après, lors de la confection, cela devient plus intéressant.

Lors de ta résidence, tu vas également travailler avec un groupe de collégiens de Colombey-les-Belles. En quoi va constituer cette collaboration ?  

J’ai déjà eu l’occasion de discuter avec l’enseignante d’arts plastiques du collège. Nous allons fixer un jour en automne, pour que je fasse une démonstration aux élèves avec le four. Ensuite je vais montrer ma technique du vitrigraphe. Au mieux, j’aimerais montrer l’oeuvre finie.

Jenny Trinks residence d'artiste au Cerfav

Ensuite, nous allons travailler avec les pots en terre dans lesquels le verre a fusionné. Les élèves auront l’immense plaisir de les casser. Avec les morceaux, ils pourront faire un assemblage.

Nous allons échanger autour du thème de l’imperfection, des traces. Tous les enfants, et même les adultes, pensent que quelque chose qui n’est pas “parfait” n’a pas d’utilité. Et justement, je veux prouver le contraire, je pense qu’on peut toujours en faire quelque chose. Je veux surtout faire comprendre que les imperfections ne sont pas importantes sur la perception. 

Je vais aussi montrer ma source d’inspiration : les murs, les surfaces, les choses en pierre. Je veux prouver que je peux redonner vie à toutes les surfaces avec le verre et voir les choses autrement.

Merci Jenny, à bientôt pour la suite de ton projet !

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Suivi de résidence d’artiste : Jonas Delhaye au Cerfav

Depuis janvier 2019 et jusqu’au 30 juin 2019, le Cerfav accueille son premier artiste en résidence : Jonas Delhaye. Nous avions déjà eu l’occasion de le rencontrer quelques semaines après son arrivée afin de voir avec lui ses attentes et ses premières impressions sur cette nouvelle résidence.

Nous avons fait un point avec lui sur ses impressions et son ressenti après ces trois mois au Cerfav.

Pour (re)découvrir la première interview de Jonas Delhaye, rendez vous ici.

 

Fanny Guenzi (Cerfav) : Quel est ton ressenti actuel vis-à-vis de ta résidence au Cerfav ? As-tu réussi à t’intégrer au fonctionnement des ateliers ? 

Jonas Delhaye : Le rapport aux ateliers s’est bien ouvert. Au moment du premier suivi je commençais tout juste à souffler, à voir comment ça s’organisait. Là, j’ai un peu continué là-dessus car j’ai une piste de projet autour du soufflage. J’ai cherché à travailler dans ce sens-là, ce qui était assez agréable, comme les impressions de la première fois, c’est-à-dire d’avoir accès à la matière. Cela fait du bien, fait comprendre, ouvre des pistes. Du coup j’ai continué et je suis partie sur l’idée des cives. C’est un procédé intéressant sur le développement d’une sphère pour développer un disque.

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[Expo] « Where is my glass ? »

L’exposition « Where is my glass?«  au Musée d’Art et d’Histoire de Toul du 22 mars au 07 avril 2019 promeut le travail des apprentis de 2ème année aux métiers du verre et par extension la formation proposée par le Cerfav – CFA verre de Vannes-le-Châtel.

A l’issue d’une formation de deux ans par alternance, les apprentis verriers du Cerfav dévoilent ici au public les concrétisations de leurs réflexions. Leurs créations explorent différentes techniques verrières : vitrail, soufflage, pâte de verre, décoration à froid (taille, gravure), filage au chalumeau.

Apprentis du Cerfav, promotion 2017/2019
Apprentis verriers du Cerfav, promotion 2017/2019

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Jonas Delhaye en résidence d’artiste au Cerfav

Le Cerfav accueille son premier artiste en résidence jusqu’au 30 juin 2019 : l’artiste plasticien Jonas Delhaye 

Avec le développement de son activité de médiation culturelle depuis 2016 et le positionnement de sa Galerie|Atelier comme lieu de valorisation de la création contemporaine en verre, le Cerfav avait la volonté d’accueillir un artiste en résidence.
C’est grâce à l’appui et conseils de l’association Vent des Forêts, et ensuite par la validation d’un dossier de financement par la DRAC Grand Est et le programme LEADER financé par le FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural), que le Cerfav a approché l’artiste Jonas Delhaye, qui lui n’en est pas à sa première résidence.

Nous avons fait un point avec Jonas, quelques semaines après son arrivée.

Fanny Guenzi (Cerfav) : Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux tu te présenter brièvement?

Jonas: Je m’appelle Jonas Delhaye, je suis artiste plasticien, plutôt orienté sur la photographie mais pas que. Je pars dans plein de directions et c’est plutôt un rapport au monde que je cherche à défendre et que je produis souvent. Là, c’est la découverte du verre, comment essayer d’intégrer ce matériau à ma pratique et comment il se forme ou se transforme en fonction de mes expériences personnelles.

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Kiss my Glass : exposition de verre contemporain

La promotion 2018 des créateurs verriers du Cerfav a dévoilé ses projets en verre contemporain à l’occasion de l’ exposition « Kiss my glass ». Cette exposition s’est tenue du 29 juin au 1 octobre 2018 à la Maison de l’outil et de la Pensée Ouvrière, à Troyes.

Les créateurs verriers exposants

Louis Delaire, Thomas Parmentier, Philomène Roulleau-Thery, Antoine Titiere, Claire Malicorne, Angélique Pascal, Soline Boury-Wallet, Charles Forzinetti et Thibault Crilout.

kiss_my_glass exposition verre contemporain de la promotion 2018 des createurs verriers du Cerfav

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Matière à réfléchir : exposition de verre contemporain

La promotion 2017 des créateurs verriers du Cerfav a dévoilé ses projets en verre contemporain à l’occasion de l’ exposition « Matière à réfléchir ». Cette exposition s’est tenue du 1er juillet 7 novembre 2017 à la Galerie|Atelier du Cerfav, Vannes-le-Châtel.

Les créateurs verriers exposant

Séverine Fortuné, Isis Gondouin, Léonie Harnois, Eve Le Faucheur, Axelle Mary, Sati Mougard, Lucie Omont, Adélie Payen et Nadège Tran.

exposition createur verrier 2017 verre contemporain

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Carte Blanche aux Concepteurs Créateurs

[Exposition] Promotion 2016 des concepteurs créateurs

du 22 juillet au 02 octobre 2016
au Pôle Bijou de Baccarat

Laura Parisot (bijou), Madeleine Mangin (tapisserie d’ameublement) et le collectif de créateurs verriers Kaleidosco composé de Joanne Le Goff, Lucie Roy, Charlotte Betting, Claire Lange et Angèle Paris.

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[EXPOSITION] Tu vois quand tu peux

Exposition verre contemporain

Exposition CVE 2016

Les 10 stagiaires de la 23ème promotion de Compagnon Verrier Européen du Cerfav exposent leurs projets de diplôme du 20 juillet au 23 octobre à Bischheim, qui est à seulement 10km de Strasbourg. 

« Le verre est un matériau qui joue par excellence sur la contradiction et l’opposition. De par ses propriétés, il peut revêtir de multiples aspects et formes : de la transparence à l’opacité, en passant par la translucidité, du chaud au froid, du fluide au solide. Malgré sa dureté et sa résistance, il peut s’avérer fragile. Les oeuvres en présence démontrent la variété d’expressions que le verre peut incarner et les possibilités illimitées qu’il procure. Il peut évoquer la présence comme l’absence. Grâce à la lumière, il vit et s’exprime ; elle provoque en lui, reflets et ombres. Souvent, le verre est contraignant ; il nécessite à la fois du temps, de la minutie et de la précision. » (extrait du communiqué de presse en téléchargement à la fin du post)

Agathe Berard,  Gabriel Feracci, Eve George, Raphaëlle Mathis, Elodie Michaud, Sofiane M’Sadek, Camille Naudin, Elodie SchneiderFabienne Schneider et Natacha Soucachet

Vernissage de l’exposition

Mercredi 13 juillet 2016 à partir de 18h. Il est précédé de la remise des diplômes. A cette occasion, vous pourrez rencontrer chacun des exposants et échanger avec eux autour de leurs projets et leurs démarches.
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Carte blanche à Antoine Brodin

Jusqu’au 8 avril au Pôle Bijou de Baccarat, Antoine Brodin a Carte blanche pour exposer ses dernières créations en verre soufflé.

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Antoine Brodin, BIRDY – Verre soufflé, sculpté à chaud, sablé, 2014. photo : François Golfier

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